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“85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore” : mythe ou réalité ?

  • Photo du rédacteur: Yann Bustos
    Yann Bustos
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

85 % des emplois de 2030 n’existent pas


C’est une statistique qu’on lit partout, qui fait les titres et qui marque les esprits :👉 “85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore.”Mais cette affirmation, aussi percutante soit-elle, mérite d’être examinée de plus près.


D’où vient-elle ? Est-elle crédible ? Et surtout, que nous dit-elle vraiment sur le futur du travail ?Décryptage.


Une statistique-choc venue du futur


Cette affirmation trouve son origine dans une étude publiée en 2017 par Dell Technologies en collaboration avec l’Institute for the Future, un think tank basé en Californie.

L’étude explique que l’accélération des innovations technologiques – notamment la numérisation, l’intelligence artificielle et la robotisation – va profondément transformer le marché du travail. Résultat : une majorité des emplois de 2030 n’existeraient pas encore aujourd’hui.


D’autres travaux, comme ceux de Frey et Osborne (Université d’Oxford), avancent que près de 47 % des emplois pourraient être automatisés d’ici 2030.

Mais attention : automatisé ne veut pas dire disparu. Cela signifie que certaines tâches seront confiées à des machines, pas nécessairement que l’emploi entier cessera d’exister.


Pourquoi cette prédiction est-elle discutable ?


Plusieurs éléments nous invitent à la prudence :


1. Toutes les technologies n’avancent pas au même rythme

L’adoption des innovations varie énormément selon les secteurs (santé, éducation, administration…) et les pays. Le futur ne se déploie pas partout de la même façon.


2. La création d’emplois dépend d’autres facteurs

La régulation, l’acceptabilité sociale, les modèles économiques… Ce ne sont pas les idées ou les technologies qui créent les jobs, mais bien leur ancrage concret dans la société.


3. Se requalifier ne se fait pas en un claquement de doigts

Pour que ces “nouveaux emplois” émergent, il faut une montée en compétences massive et rapide. Or, les systèmes de formation professionnelle sont encore souvent rigides, complexes, peu accessibles.


4. Les métiers évoluent souvent, mais ne disparaissent pas

Historiquement, les professions ne s’éteignent pas brutalement.

Elles s’adaptent.Un comptable aujourd’hui n’exerce pas comme il y a 20 ans, mais le métier existe toujours.


Cette statistique dit surtout… qu’on a peur


En réalité, cette phrase choc vise moins à prédire qu’à interpeller.

Elle reflète une angoisse diffuse face à un futur incertain. Mais elle repose sur des hypothèses spéculatives. Ce n’est pas une donnée mesurable, c’est un signal d’alarme.


Et si on changeait de question ?

Plutôt que de se demander si les emplois vont disparaître, posons-nous une autre question, plus ancrée dans le présent :

👉 Les attentes des talents, elles, ont-elles changé ?Et la réponse est clairement oui.


Depuis 20 ans que j’accompagne des professionnels du recrutement, une chose est devenue évidente :

➡️ Ce n’est pas le métier qui fait bouger un candidat.

➡️ C’est le projet.

➡️ C’est le sens.

➡️ C’est la place qu’on lui propose dans une aventure.


En 2030, le cœur du recrutement sera toujours le même

Les outils évoluent. Les technologies changent.Mais le fond du métier de recruteur reste constant :

🎯 Comprendre une personne

🎯 Détecter ses moteurs profonds

🎯 Aligner ses aspirations avec une mission concrète


Conclusion : une stat à prendre avec recul… et à dépasser


“85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore” : vrai ou faux ? Peu importe, finalement.Ce qui compte, c’est de garder les yeux ouverts sur ce qui change vraiment :

  • Les talents veulent du sens.

  • Le recrutement doit s’adapter.

  • Et nous, recruteurs, devons plus que jamais savoir lire l’humain.

💬 Et vous, que pensez-vous de cette statistique ?

Partagez vos réflexions en commentaire !

 
 
 

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